Fly me to Liverpool

@ Au Landy Sauvage - 166 rue du Landy 93210 Saint-Denis

 

Soirée de soutien –
Concerts, Bar, Cantine à prix libre
Pour la liberté de voyager des jeunes du 93 !

 

Dans un hangar du mythique Landy Sauvage, cette soirée sera un voyage qui en rendra possible un autre.

 

Elle t’emmènera des racines du mouvement punk à tous ses dépassements festifs.

 

Grenouille Morte (Post Punk)

Entre une basse agile et une batterie entêtée s’élèvent des voix des marécages, armées d’une guitare impitoyable, pour pratiquer un style direct libre qu’on retrouve jusque dans le titre des chansons : « Le travail est un impératif de merde » ; « Mords la main qui te nourrit ».
Joie d’être ensemble et réalisme social ont donné naissance à un style hybride, qui prend parfois des virages facétieux vers le rap voire la funk. Ces êtres font toujours ceux qu’ils veulent et voici comment ils se décrivent :

« Ils ne sont pas beaux, ils n’ont pas de complexes, ils ne sont pas mammifères, ils ne sont pas en croissance, ils sont grenouille morte. »

 

Klunk (Yiddish Klezmer Punk)
Klunk reprend les musiques et chansons du répertoire yiddish dans un style rock / punk / métal. Ce répertoire c’est celui du peuple juif qui vivait en Europe pendant près de dix siècles.
Klunk chante en yiddish pour faire résonner cette langue assassinée, et participe ainsi à la lutte contre toutes les discriminations, assimilations et destructions culturelles.
Klunk chante des chants révolutionnaires écrits au tournant du 20ème siècle et partage ces valeurs d’égalité, d’émancipation, de dépassement des frontières par la musique.
Sur scène, Klunk est un essaim fou de violon oriental et de guitares, qui virevolte sur un rythme lourd et endiablé.

 

Avant les concerts : apéro dj set « À l’orée du punk rock anglais ».
Après les concerts : dance floor dj set « Fly me to techno ».

 

Pourquoi une fête autour du punk et de la créativité post-industrielle ?
Pour le deuxième voyage. Celui que nous financerons grâce à toi.

 

Nous sommes professeur·es au Collège Galois d’Épinay-sur-Seine et nous devons trouver de l’argent pour emmener nos élèves en voyage en Angleterre.

 

Selon le rapport Borloo, 50 % des jeunes des quartiers défavorisés ne partent jamais en vacances, quand quasiment tou·tes celles·ceux des familles aisées partent.
Autre réalité méconnue : les collèges du 93 jouent bien plus mal qu’ailleurs leur rôle d’ouverture sur le monde par le biais du voyage scolaire. L’instabilité et l’inexpérience des professeur·e·s, mais surtout la pauvreté des familles empêchent beaucoup de projets de se réaliser.
En effet, la part financière qu’il est possible de demander aux parents est très limitée ; il faut inévitablement que les professeur·e·s trouvent de l’argent à côté.
Chez nous, cela fait six ans qu’il n’y a pas eu de voyages.
Cette soirée ne suffira pas à boucler le financement dont nous avons besoin, mais elle sera notre aide primordiale.

 

Nous voulons emmener deux classes de quatrième à Liverpool durant une semaine. Notre projet s’intitule :
« Liverpool Calling. Comment habiter un monde qui change ? Des premiers romantiques aux punks. »
Il tisse des liens entre deux villes ouvrières fluviales à forte immigration : Épinay et Liverpool. À travers ce voyage romantico-industriel, nous nous intéresserons à la façon dont l’histoire socio-économique d’un territoire structure son identité. Nous observerons comment les mutations de l’espace urbain et industriel, la ghettoïsation, amènent l’individu qui y est confronté à chercher dans l’art des voies d’expression libératrices.
Lesquelles ? L’exaltation artistique du spleen, le fantasme d’un refuge dans la nature dominatrice, l’idéalisation de l’amour, la révolte. Autant de thèmes pour lesquels Liverpool est une porte d’entrée, de la peinture romantique aux films sociaux de Ken Loach, en passant par les protests songs des punks.